Pourquoi devient-on végétarien ?

Pourquoi devient-on végétarien ?

Plus tard, je me souviens m’être demandé comment il était possible que de la viande fraîche arrive tous les jours, dans tous les supermarchés, toutes les boulangeries, tous les restaurants de France. Deux chercheurs, Stern et Dietz, ont démontré en 1994 que les individus avaient des valeurs qui pouvaient être orientées vers soi (égoïste), vers les autres (altruistes) ou vers le monde animal et végétal (biosphérique).

Comme beaucoup, je nage actuellement en plein paradoxe, me sentant de plus en plus concerné par les problématiques liées aux animaux tout en continuant à contribuer (moins qu’avant, me dis-je pour me rassurer) à ce qu’ils soient exploités. À 19 ans, quand j’ai vécu seule pour la première fois, que j’ai dû faire mes courses et me préparer à manger vraiment, j’ai commencé à penser au veganisme et à consommer différemment. Au moment où j’ai sauté le pas, ça faisait déjà quelques mois que je me posais des questions sur l’industrie agro-alimentaire et la manière dont la viande était produite. Ce soir-là, quelque chose s’est passé: je me suis rendu compte que je ne mourais pas de faim alors que je n’avais mangé que des tomates, de la mozzarella, du pain et de l’huile d’olive au dîner.

Pourquoi devient-on végétarien?

Je me félicite de ne plus être l’ado carnivore qui s’enfilait des pièces de bœuf au petit-déjeuner, mais j’ai encore du mal à imaginer comment certains apéritifs peuvent se dérouler sans planche de charcuterie. Selon un rapport de 2006 de la FAO (l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), l’élevage d’animaux engendrerait 18% des gaz à effet de serre au niveau mondial, soit plus que les transports.

Ce soir-là, l’évidence était que j’étais prête, que c’était maintenant, mais surtout que je faisais partie de la nature, que la nature, les animaux et moi faisions partie d’une même logique; il fallait que je prenne enfin soin de cet environnement dont je faisais moi-même partie. Ma mère nous achetait – ma sœur avait décidé de faire comme moi – des alternatives végétales : steaks de tofu, soja, seitan… ce qui était difficilement trouvable à l’époque.

De nombreux individus s’accordent pour dire que la viande est source de souffrance animale, que sa production a des impacts négatifs sur l’environnement et qu’elle peut avoir des conséquences négatives sur la santé. Je ne sais pas de quoi est fait mon avenir alimentaire, tout en me disant depuis quelques mois que le déclic qui me fera devenir végétarien va peut-être finir par se produire.

Pourquoi ils sont végétariens

Cela fait assez longtemps que je m’intéresse aux différents types de régimes alimentaires, et j’avais beaucoup de préjugés sur le régime végétarien, notamment en ce qui concerne le manque de protéines. Les végétariens, végétaliens et autres vegans disposent d’une batterie d’arguments extrêmement convaincants –enfin qui m’ont convaincu– pour vous pousser à imiter leurs comportements alimentaires et à dire adieu à tout de qui est synonyme de souffrance animale.

J’ai compris que je ne voulais pas être ce genre de personne qui ferme les yeux pour quelques minutes de plaisir que je n’aurais finalement plus puisque je ne peux pas aimer manger un animal qui a été maltraité. Cet aspect est celui qui est le plus mis en avant par les personnes ayant fait le choix de devenir végétarien, l’indignation, la compassion ou encore le dégoût ressentis devant les conditions d’abattages des animaux, sont souvent décrites comme moteur premier pour s’orienter vers un végétarisme affirmé. Mon végétarisme a coïncidé avec mon départ de la maison familiale, ce qui ne peut pas mieux tomber, car mes parents n’ont pas vraiment apprécié mon choix. Vous pouvez exercer vos droits d’accès, de rectification, de limitation, de portabilité, d’opposition, d’effacement au traitement de vos données et définir vos directives post-mortem à l’adresse contact@psychologies.

Les 5 raisons pour lesquelles on ne devient pas végétarien

Réalisons aussi que nous participons à un système qui a un impact écologique négatif sur le monde et qui torture (il n’y a pas d’autre mot) des êtres vivants pour le seul plaisir de bouche. Cela reste un comportement atypique qu’il peut être difficile à mettre en place parce qu’il requiert de s’affirmer et d’oser se différencier (sans compter qu’il faudra composer avec les railleries et les questions).

J’avais déjà arrêté la charcuterie parce que ça me faisait mal au foie, mais je ne pensais pas qu’un jour j’arrêterais tout produit issu de l’exploitation animale.

Confinés dans des espaces très réduits, alimentés avec des farines animales douteuses et «surpiqués» aux hormones et antibiotiques, les conditions de la production de viande peuvent être qualifiées d’«inhumaines». Au moment où j’ai sauté le pas, ça faisait déjà quelques mois que je me posais des questions sur l’industrie agro-alimentaire et la manière dont la viande était produite. De nombreux individus s’accordent pour dire que la viande est source de souffrance animale, que sa production a des impacts négatifs sur l’environnement et qu’elle peut avoir des conséquences négatives sur la santé.

2 – L’influence sociale

Honnêtement, je me disais que j’allais tenir un mois (je croyais encore vaguement à cette histoire de race végétarienne, de types qui seraient pas exactement les mêmes animaux que moi). La première (“On ne peut pas manger de la viande et se prétendre écologiste sans séparer radicalement ce mot de son sens”) m’a convaincu: j’allais devenir végétarien, sauf en public ou en famille, où je mangerais ce qu’on me sert pour ne pas déranger. Les végétariens, végétaliens et autres vegans disposent d’une batterie d’arguments extrêmement convaincants –enfin qui m’ont convaincu– pour vous pousser à imiter leurs comportements alimentaires et à dire adieu à tout de qui est synonyme de souffrance animale. Je me souviens qu’on y voyait les tapis roulants sur lesquels étaient entassés des jeunes poulets, les élevages en batterie sous lumière artificielle pour les poules pondeuses. Je me félicite de ne plus être l’ado carnivore qui s’enfilait des pièces de bœuf au petit-déjeuner, mais j’ai encore du mal à imaginer comment certains apéritifs peuvent se dérouler sans planche de charcuterie. J’avais 11 ou 12 ans quand le déclic s’est produit: un samedi soir, je suis tombée sur un reportage télévisé dans lequel des journalistes inflitraient des usines d’agro-alimentaires, dont une qui produisait des nuggets. L’essentiel pour moi est de respecter ses convictions et de faire de son mieux: ce n’est pas une question de supériorité de mode de vie, un thème sur lequel on emmène souvent le débat. La réduction d’un élevage intensif permettrait de freiner les effets du changement climatique puisque les arbres et autres plantes absorberaient davantage de CO2; Par ailleurs, se pose aussi la question de la consommation d’eau liée à la production de viande. Honnêtement, je me disais que j’allais tenir un mois (je croyais encore vaguement à cette histoire de race végétarienne, de types qui seraient pas exactement les mêmes animaux que moi). C’est assez mystique, mais je vois dans le fait d’être devenue végétalienne une forme de renaissance, la même que j’ai vécue, si ce n’est plus fort, que lorsque j’ai fait mon coming out de lesbienne.

Parce qu’il ne s’agit pas d’un hobby, non, ni d’un régime alimentaire, mais bien d’un engagement; et que cet engagement-là, on se le rappelle trois fois par jour, à chaque repas, à chaque fois que se pose la question de ce qu’on va se mettre dans le ventre. L’eco-sex, c’est l’appréhension de la nature à travers nos sens, et c’est aussi une forme de militantisme écologique: comment se sensibiliser à l’écologie de manière sensorielle.

5 – L’argument économique

Il existe une dissociation cognitive très forte dans la tête des gens, volontairement entretenue par les publicitaires: à savoir que quand on voit une tranche de jambon ou une saucisse, on oublie complètement l’animal derrière.

Le végétarien devra également renoncer à des repas traditionnels: dinde de Noël, barbecues estivaux, etc… Cela a de quoi freiner les bonnes volontés (même si, rassurons nous, les végétariens ne renoncent pas du tout à leur vie sociale et s’adaptent très bien à ces situations en apportant leur propre portion par exemple). À 19 ans, quand j’ai vécu seule pour la première fois, que j’ai dû faire mes courses et me préparer à manger vraiment, j’ai commencé à penser au veganisme et à consommer différemment.

J’avais déjà arrêté la charcuterie parce que ça me faisait mal au foie, mais je ne pensais pas qu’un jour j’arrêterais tout produit issu de l’exploitation animale.

Je n’ai pas réellement eu de déclic, mais tout est parti d’une conversation avec un collègue éloigné, qui me confiait fin 2014 qu’il était végétarien depuis trois mois et qu’il en était très content. Je n’ai pas réellement eu de déclic, mais tout est parti d’une conversation avec un collègue éloigné, qui me confiait fin 2014 qu’il était végétarien depuis trois mois et qu’il en était très content. J’avais déjà tenté de devenir végétarienne au lycée mais c’est extrêmement difficile quand vous habitez chez vos parents de poursuivre vos idéaux. Et puis la deuxième phrase est arrivée: “Si on renonce à ses principes dès qu’une épreuve se présente, alors ce n’est plus un engagement, c’est un hobby.

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Et puis la deuxième phrase est arrivée: “Si on renonce à ses principes dès qu’une épreuve se présente, alors ce n’est plus un engagement, c’est un hobby.

Mais comment faire pour associer des formes d’intelligence parfois très différentes, des représentations ou des perceptions parfois contradictoires, des manières d’interagir ou de s’exprimer diverses et contrastées, au service d’une idée, d’un projet ou d’un objectif commun . Je me souviens qu’on y voyait les tapis roulants sur lesquels étaient entassés des jeunes poulets, les élevages en batterie sous lumière artificielle pour les poules pondeuses. Vous pouvez exercer vos droits d’accès, de rectification, de limitation, de portabilité, d’opposition, d’effacement au traitement de vos données et définir vos directives post-mortem à l’adresse contact@psychologies. Ce soir-là, l’évidence était que j’étais prête, que c’était maintenant, mais surtout que je faisais partie de la nature, que la nature, les animaux et moi faisions partie d’une même logique; il fallait que je prenne enfin soin de cet environnement dont je faisais moi-même partie. Je connaissais l’existence des végétariens, mais je les voyais comme une race à part, littéralement: des gens dont l’organisme n’était pas constitué comme le mien.

Ce soir-là, quelque chose s’est passé: je me suis rendu compte que je ne mourais pas de faim alors que je n’avais mangé que des tomates, de la mozzarella, du pain et de l’huile d’olive au dîner. Ainsi, les individus orientés égoïstement pourraient être sensibles à l’argument santé et iraient alors peut-etre vers une diminution de leur consommation de viande mais rarement vers le vegetarisme.

Je ne sais pas de quoi est fait mon avenir alimentaire, tout en me disant depuis quelques mois que le déclic qui me fera devenir végétarien va peut-être finir par se produire. Et puis j’ai rencontré une jeune femme qui m’a fait comprendre que la “race végétarienne” n’existait pas et qu’on pouvait faire un repas avec des tomates et de la mozzarella (depuis, elle est devenue vegan). De toute façon, je ne consomme déjà plus de lait –les vaches ne vivent pas plus de cinq ans parce qu’elles sont épuisées des inséminations artificielles à répétition qu’on leur impose pour la production laitière…». Je connaissais l’existence des végétariens, mais je les voyais comme une race à part, littéralement: des gens dont l’organisme n’était pas constitué comme le mien.

L’essentiel pour moi est de respecter ses convictions et de faire de son mieux: ce n’est pas une question de supériorité de mode de vie, un thème sur lequel on emmène souvent le débat.

Ayons d’abord conscience d’être des privilégiés: seuls les pays développés peuvent se permettre de consommer autant de viande et d’en gaspiller dans ces proportions.

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